Blessings Of The Forest C.I.C

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Blessings Of The Forest CIC tient à souligner que nous n'avons pas vocation à vendre de l'iboga, ni à orienter les candidats à la consommation d'iboga ni même à faire la promotion de l'utilisation de l'iboga.. BOTF oeuvre uniquement dans la conservation et l'étude de l'iboga dans son milieu naturel originel, en Afrique Centrale, au profit principalement de ses utilisateurs traditionnels locaux. Si nous oeuvrons à la mise en place d'une filière équitable et durable de commercialisation d'iboga, cela n'est aucunement actuel (horizon 2022) et se doit de respecter le Protocole de Nagoya ainsi que l'ensemble des lois en vigueur au Gabon comme à l'international.

Photos de Laurent Sazy

Blessings of the Forest C.I.C (“Les Bénédictions de la Forêt”) est une entreprise sociale de droit anglais créée en octobre 2015 à Londres dans le registre des “entreprises d’intérêt communautaire” (Community Interest Company n° 9816364).

En tant qu’organisme de bienfaisance, nous avons une mission déterminée et un ensemble clairement défini d’activités. Nous avons également des restrictions sur la gestion de nos finances. Le code de “verrouillage des actifs” pour une entreprise sociale précise que nous devons réinvestir les bénéfices potentiels que nous générons dans le soutien des communautés locales, en l'occurrence ici gabonaises, et la promotion de notre mission.

Notre organisation est dédiée à la conservation, l’étude, le développement durable et la valorisation équitable du patrimoine naturel/culturel des peuples du Gabon afin de protéger les ressources végétales et animales de la forêt gabonaise tout en promouvant le mode de vie traditionnel des communautés villageoises et ce au bénéfice de toute l’humanité.

Blessings Of The Forest apporte ainsi son appui aux communautés autochtones et aux administrations publiques gabonaises quant à l'application rigoureuse du Protocole de Nagoya, ratifié par la République Gabonaise le 21 novembre 2011, dédié à l'accès aux ressources génétiques et au partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation conformément à la Convention sur la diversité biologique.

Depuis avril 2018, BOTF CIC dispose d'une représentation locale en République Gabonaise sous forme associative (loi n°35/62 du 10 décembre 1962). A ce titre, BOTF Gabon est dédiée à la mise en œuvre de la philosophie de BOTF CIC à travers des conventions de partenariats techniques avec les ONG et administrations publiques gabonaises concernées par nos activités.


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ETAT DES LIEUX

Etat des lieux spécifique à l'iboga :

  • Malgré la déclaration publique du défunt président de la république gabonaise, El Hadj Omar Bongo Ondimba, faite en conseil des ministres du 6 juillet 2000 et classant l'iboga « Patrimoine Culturel National » et « Réserve Stratégique » (« à protéger de l'exploitation illicite »), aucun texte de lois n'a été amendé dans ce sens laissant la porte ouverte à tout les trafics et biopirateries en cours. Il n'y a que très récemment, en février 2019, que le Ministre des Eaux et Forêts et de l'Environnement Guy Bertrand Mapangou a signé un arrêté proposé par BOTF interdisant totalement l'exportation de l'iboga dans l'attente de la mise en place du protocole de Nagoya relatif à l'exploitation des Produits Forestiers Non Ligneux.
  • L'iboga est une plante endémique des forêts équatoriales d'Afrique Centrale, trouvant son plein épanouissement au Gabon, mais reste encore à ce jour très difficile à cultiver en dehors de cette région en raison des difficultés d'approvisionnement en graines viables mais aussi de la méconnaissance quant aux conditions naturelles nécessaires à sa croissance tout en conservant les caractéristiques botaniques et chimiques de chaque variété.
  • En raison de la surconsommation mondiale d'iboga, du braconnage des animaux naturellement planteurs de la ressource, de la déforestation, des changements climatiques et de l'abandon du mode de vie traditionnel villageois, l'iboga se fait de plus en plus rare au Gabon et pourrait bien disparaître du domaine public gabonais d'ici 2022 si aucun projet de conservation/plantation durable n'est mis en place.
  • Les communautés traditionalistes, en particulier celles vivant en milieu urbain (plus de 80% de la population gabonaise vivent en ville), parviennent de plus en plus difficilement à avoir accès à de l'iboga de bonne qualité et à un prix raisonnable. Cela pose des problèmes graves de santé publique (recrudescence de la vente d'iboga mélangé à toutes sortes de produits non comestibles, augmentation des accidents mortels dus à la consommation de « faux iboga ») mais aussi de préservation de la tradition bwitiste dans son ensemble (raréfaction de l'iboga = augmentation de la consommation d'alcools et autres produits psychoactifs).
  • Les réserves naturelles d'iboga au Gabon sont principalement vendues à l'export, vers le monde entier, par des réseaux informels complexes, parfois en lien avec des entreprises criminelles (braconnage transfrontalier), sans partage équitable des revenus issus de ce commerce très lucratif en fin de chaine, ni contrôle qualité, ni traçabilité.
  • Plusieurs laboratoires internationaux souhaitent tirer profit de l'iboga (principalement de source gabonaise) et de ses dérivés chimiques, cherchent des moyens de synthétiser l'ibogaïne extraite et déposent des brevets relatifs à son utilisation clinique au mépris total des principes défendus par le Protocole de Nagoya dont le Gabon est le premier pays signataire au monde.
  • Les scientifiques et les thérapeutes internationaux n'intègrent pas réellement l'ensemble des connaissances millénaires accumulées par les communautés traditionnelles gabonaises quant à leur utilisation de l'iboga ni le Gabon ne participe aux découvertes faites par la recherche internationale quant au champ des perspectives thérapeutiques et applications cliniques.

Etat des lieux relatif aux forêts communautaires :

  • La moitié des forêts de la planète a été détruite au cours du XXe siècle.
  • En raison de l’exploitation (souvent non contrôlée) de matières premières telles que le bois, le diamant, l’or et les métaux rares mais aussi de l'agriculture et de l'élevage industriel, deux tiers des forêts du bassin du Congo pourraient être perdus d’ici 2040 si rien n’est fait.
  • La fin de l'ère de rente pétrolière au Gabon et le manque de diversité économique font peser un poids sans précédent sur les ressources forestières gabonaises.
  • Les exploitants forestiers présents au Gabon ne respectent quasi systématiquement pas leurs obligations légales relatives au paiement d'une taxe au prorata du cubage de bois prélevé et ce au profit des communautés villageoises bordant les concessions exploitées conformément à l'article 251 de la loi 16/2001 portant code forestier en République Gabonaise (« cahiers des charges contractuels » rarement existants ou respectés).
  • La désertification croissante des forêts communautaires, l'insuffisance de moyens de sensibilisation et de contrôles relatifs à la bonne gestion de ces dernières, la paupérisation et le vieillissement des populations villageoises ainsi que la corruption livrent l'ensemble de la faune et de flore gabonaise à une exploitation illicite non durable de plus en plus irrémédiablement destructrice.
  • Le braconnage et la mauvaise gestion de l'éco système forestier poussent les animaux, notamment les éléphants massacrés pour leur ivoire et ne parvenant plus à s'alimenter correctement en forêt, à s'approvisionner en nourriture auprès des plantations villageoises de subsistance créant un conflit homme-faune très complexe à résoudre.
  • Les populations villageoises manquent de moyens techniques et financiers mais aussi de notions et d'outils de valorisation économique de leur patrimoine naturel/culturel pour pouvoir s'engager dans des projets agroforestiers de permaculture durable en mesure de leur apporter autonomie alimentaire, cosmétique & thérapeutique.

Vision

Vision à court terme :

  • Identification des associations gabonaises, donnant priorité à celles gérant les forêts communautaires, désireuses de développer des projets agroforestiers de permaculture autour de la conservation de l'iboga et des « plantes utiles » du Gabon (Produits Forestiers Non Ligneux à fort potentiel alimentaire, thérapeutique et cosmétique ainsi que grands arbres se raréfiant).
  • Mise en place d'un contrat de collaboration entre BOTF Gabon et les administrations gabonaises concernés par la bonne gestion des PFNL en république gabonaise ( Ministère de la forêt et de l’Environnement , Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Ministère de la Santé, Ministère de l’Économie, du Commerce, du Tourisme et de l’Industrie, Ministère de l’Agriculture, Ministère de la Culture et des Arts).
  • Financement de plantations de PFNL incluant l'iboga.
  • Promotion des voies et moyens de résoudre les conflits homme-faune autour des plantations villageoises.
  • Sensibilisation l'opinion publique internationale quant à l’impact de l’intérêt global croissant concernant l’iboga(ïne) sur les communautés traditionnelles gabonaises ainsi que sur la flore et la faune du Gabon.
  • Réalisation d'une expertise juridique, en partenariat avec toutes les institutions gabonaises et les organisations internationales impliquées dans la gestion durable et équitable du domaine forestier gabonais, la protection de la biodiversité et des patrimoines culturels, sur les moyens d'encadrer l'agriculture, la commercialisation et l’utilisation thérapeutique de l’iboga et ses dérivés chimiques.
  • Organisation d'un appui technique et financier aux administrations et aux associations gabonaises en charge de l'application des textes de loi, existants et en devenir, concernant l'iboga et la bonne gestion des forêts communautaires.
  • Classification de l'iboga sur la liste III de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) ou sur la liste jaune/orange de l'IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature).
  • Lutte contre l'exploitation non durable, non équitable et illicite d'iboga et autres patrimoines forestiers végétales ou animaliers.
  • Recherche de partenaires scientifiques internationaux et de sources de financement en vue d'un inventaire botanique de l'iboga au Gabon et d'études poussées de l'éco système (conditions édaphiques et climatiques, pollinisation, relations avec la faune et la flore avoisinante) favorisant son plein épanouissement.
  • Médiation entre les partenaires internationaux identifiés et le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en République Gabonaise dans le cadre de la mise en place d'accords de coopération.
  • Publication d'un « état des lieux de l'iboga au Gabon et à l'international » v2.0.

Vision à moyen et long terme :

  • En collaboration avec les praticiens traditionnels, collecte et partage des informations sur les bonnes pratiques inhérentes à la culture et l'usage traditionnel de l’iboga ainsi que des autres plantes médicinales présentes sur le territoire gabonais.
  • Collecte des graines de chaque espèce d’iboga en vue de la création d’une banque de semences pour les projets de plantation au Gabon puis, sous conditions strictes, à l’international.
  • Développement d'un partenariat « médecine moderne – médecine traditionnelle » entre les chercheurs universitaires et scientifiques nationaux/internationaux, les thérapeutes utilisant l'iboga ou ses dérivés chimiques dans le monde entier et les communautés traditionnelles gabonaises afin de réunir des données cliniques sur les individus se faisant traiter à l’iboga(ïne).
  • Organisation d'une conférence nationale puis d'une conférence internationale au sujet de l'iboga.
  • Développement/Promotion de circuits touristiques pluri-sectoriel (écologique, culturel et scientifique) à destination d’un public national et international désireux de découvrir les spécificités gabonaises liées à une vie harmonieuse en forêt équatoriale d’Afrique Centrale.
  • Développement/Promotion de l'artisanat traditionnel gabonais.
  • Création d'une coopérative agricole couvrant les 9 provinces du Gabon et contrôlant les bonnes pratiques en matière d'agroforesterie durable puis mise en place d'un label « bio équitable ».
  • Promotion nationale et internationale des Produits Forestiers Non Ligneux labellisés issus des associations villageoises partenaires de Blessings Of The Forest.

CONTEXT LOCAL, IMPACT GLOBAL

Le Gabon est situé au coeur même de l’Afrique, en bordure (sur plus de 800 km) de l’Océan Atlantique, à cheval sur l’Equateur comme son voisin le Congo, et au delà, le Congo Démocratique (ex-Zaïre). Au nord-ouest du pays en bordure de l’Océan, la petite Guinée Equatoriale est enchâssée dans le territoire gabonais. La frontière nord sépare ensuite le Gabon du Cameroun. Tout le reste du pays jouxte le Congo. A l’exception de l’Océan Atlantique à l’ouest, toutes les autres frontières gabonaises sont artificielles et résultent d’accords passés : En 1886, par le décret du gouverneur Savorgnan de Brazza fixant les frontières entre le Gabon et le Congo, au sud. En 1900, entre la France et l’Espagne pour le nord-ouest. En 1919, entre la France et l’Allemagne pour le nord .

Le Gabon a une forme ramassée (600 km d’est en ouest) et occupe une superficie de 267 667 km². C’est le plus petit état de l’Afrique centrale après le Rwanda, le Burundi et la Guinée Equatoriale C’est un pays forestier (recouvert à prêt de 85% par la forêt) où la faune et la flore sont encore bien conservées et protégées dans treize parcs nationaux dont le parc national de la Lopé, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le climat, de type équatorial, donc chaud et humide, est caractérisé par des températures constantes et élevées (température moyenne annuelle d’environ 26°), une humidité atmosphérique importante en raison de l’abondance des pluies qui tombent pratiquement tout au long de l’année (hauteur moyenne annuelle : 2 m.).

Une faible population, d'importantes ressources forestières et un pétrole abondant ont permis au Gabon d'être l'un des pays les plus prospères d'Afrique avec un des meilleurs niveaux de développement humain du continent. Le Gabon recèle les traces de vie pluricellulaire les plus anciennes connues à ce jour (2017). Elles remontent à 2,1 milliards d'années et ont été découvertes dans la région de Franceville en 2008.

Concernant l'aspect humain, il existe des traces d'un peuplement préhistorique du Gabon remontant à 400 000 ans et se poursuivant jusqu'à l'âge du fer. Les 6 groupes Pygmées y demeurant, qui seraient issus de ce peuplement, sont les premiers habitants connus de ce qui est actuellement le Gabon. Chasseurs cueilleurs, ils s'installent environ 5 000 ans avant notre ère. Une vague de peuplement bantoue (45 ethnies) leur succède. Les Bantous étant eux-mêmes partis il y a 5 000 ans de la zone sahélienne en voie d'assèchement, leur expansion vers le sud et l'est date d'environ 1 000 ou 2 000 ans avant notre ère.

Photos par Laurent Sazy

Au contact des pygmées, les bantous découvriront que ce peuple premier d'Afrique pratique le culte des esprits-animaux et est constituée de « médiateurs du sacré » qui changent selon les rites. Au cours de l’initiation, une connaissance particulière s’acquiert sur la maîtrise de la forêt et des éléments météorologiques (pluie, foudre…) et rentre dans le cadre d’une conception chamanique du fonctionnement du monde où l’initié sait entrer en contact avec les esprits de la Nature pour agir sur les phénomènes. Cette initiation repose principalement , lors d'un rite majeur de passage à l'âge adulte favorisant notamment l'intégration sociale, sur la manducation de la plante la plus sacrée à leurs yeux : l'iboga.

L’utilisation de la racine d’iboga est connue des Pygmées depuis des temps immémoriaux. L’archéologue Richard Oslisly a récemment confirmé en avoir retrouvé la trace par anthracologie dans des charbons de bois de plus de deux mille ans dans un grotte du sud du Gabon (La Lopé). Pourtant les Pygmées semblent n’avoir ouvert leur connaissance du « Bois Sacré » aux groupes bantous les plus proches qu’au milieu du XIXe siècle. Les premiers auraient été les Apinji (littéralement la forêt) et plus précisément le clan des Apinji Mokodo. Le mythe veut que les Apinji aient cherché à entrer en contact avec le royaume des morts.

Pour ce faire, ils auraient absorbé des quantités plus importantes de Bois, et auraient conséquemment créé les premières formes rituelles du culte Bwiti afin de se protéger des risques accrus.

La racine étymologique du mot Bwiti, selon M. Okaba, linguiste originaire des Monts du Chaillu, serait une déformation du mot tsogho bo-hete : « émancipation », « libération d’un fluide» - (Buetara : « puiser » et buera : « parvenir, aboutir.. »).

Le Bwiti serait donc littéralement ce qui permet à l’homme de gagner sa liberté.

« Le Bwiti est donc une philosophie de la libération ; il permet à l’homme d’échapper à la matière, de devenir un banzi, littéralement “celui qui a éclot, qui est sorti de sa coque” en langue tsogho. Et cette philosophie est fondée sur eboghe, “ce qui soigne” (l’iboga), maganga “ce qui permet à l’être de se renouveler”, et kangara, “réchauffer, régénérer” (la connaissance des plantes).»

- Paroles de M. Hamidou Okaba.

L'arrivée des premiers européens au Gabon au XVème siècle (portugais suivis des hollandais) sonna les débuts de l'abandon des traditions initiatiques indigènes ancestrales du fait de l'évangélisation forcée des peuples gabonais ainsi que des conséquences multiples de la traite négrière. La pratique du Bwiti est alors entrée en relative clandestinité...

La France occupe le Gabon progressivement à partir du milieu du XIXe siècle, après un traité signé avec le « roi Denis », en 1839. En 1886, le Gabon devient une colonie française et n'accédera à l'indépendance qu'en 1960.

L'iboga a été référencé pour la première fois en Occident par un explorateur naturaliste britannique, Thomas Edward Bowlich, qui mentionne dans sa description du Gabon en 1819 l'existence de cette plante utilisée par les autochtones afin d'effectuer de longues marches et de rester éveillés la nuit.

Depuis lors, la science occidentale à commencer par la recherche française, ne cessera de découvrir les multiples potentiels thérapeutiques de l'iboga et commencera à commercialiser son principal dérivé chimique, l'ibogaïne, auprès du grand public français dès 1901 (dragées nyrdahl).

C'est en 1962 qu'un chercheur américain, Howard Lotsof, découvre sur lui-même les propriétés anti-addictives aux opiacés (héroïne, cocaïne, crack, méthadone...) de l'ibogaïne et entame une série de recherches le conduisant à déposer plusieurs brevets quant à son utilisation clinique. Il deviendra un grand promoteur international de l'ibogaïne ce qui, combiné à l'avènement des nouveaux médias notamment d'internet, déclencha un engouement mondial croissant pour l'iboga. L'ibogaïne extraite de l'iboga, principalement exportée du Gabon, fit son entrée sur le marché noir américain dès la fin des années 1960.

Au vu de cet intérêt international grandissant et des potentielles dérives quant à la durabilité de la ressource mais aussi relatives au non encadrement légal de son exploitation, le défunt président de la république gabonaise El Hadj Omar Bongo Ondimba déclara l'iboga « Patrimoine Culturel National » et « Réserve Stratégique » en juillet 2000.

Puis en novembre 2011 le Gabon devient le premier pays au monde à ratifier le Protocole de Nagoya sur l'accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation relative à la Convention sur la diversité biologique.

Malgré ces engagements, il existe dans le monde à ce jour plus de 200 centres de soins (officiels et informels) utilisant l'iboga(ïne) ainsi que plusieurs dizaines de sites internet revendant la précieuse ressource, essentiellement de provenance gabonaise, à prix d'or mais sans aucune retombée économique significative pour le Gabon ni réflexion sur sa durabilité.

Number of Iboga trees sponsored so far
0
Funds Received To Date
0
Number of Iboga trees planted so far
0
Number of Iboga plantations
0
Projected number of Iboga trees to be planted in 2019
0
Number of adult Iboga trees under the protection of BOTF
(Preserved for the future and for their seeds)
0
Projected number of Iboga trees to be planted by 2021
0

The Iboga trees planted directly as a result of your donations in the heart of the community forests supported by BOTF are listed separately from those planted by the village communities who have taken the initiative to invest in the Iboga plantations as a result of our awareness campaigns and without our financial support, but who wish to participate in time in the agricultural cooperative programme labelled "equitable & sustainable", which is just as committed to the Gabonese national market as it is to exportation (under the control of the laws in place in the requesting countries).

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